Que signifie l´ère post-pc pour mon entreprise ?

24.05.2013

L’hégémonie du pc aura duré plus de vingt ans. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Orange s’est penché sur la signification de l’ère post-pc pour votre entreprise. “Les gens préfèrent utiliser leurs propres appareils mobiles. Et cette tendance n’est pas près de s’arrêter. Les entreprises doivent donc s’y préparer”, explique Jan Ponnet, ICT Officer chez BNP Paribas Fortis.

 

Qu’entendons-nous par ère post-pc ? 

Le pc traditionnel fait face à la concurrence de plus en plus importante des appareils mobiles, comme les smartphones et les tablettes. Selon les chiffres de GFK Retail & Technology, près de 1,2 million de smartphones se sont vendus dans notre pays, l’an passé. L’essor des tablettes, dont l’iPad, est particulièrement notable. La Belgique en a vendu 35.000 exemplaires en 2011, soit une hausse de 400 % par rapport à l’année précédente.  

Les appareils mobiles jouent un rôle toujours plus important dans l’ère post-pc, dans les entreprises aussi. En témoigne une organisation comme BNP Paribas Fortis. “Lorsque nous avons introduit les BlackBerry il y a huit ans, nous en avions 3500 en circulation au sein de notre banque. Un chiffre aujourd’hui décuplé. Nous gérons actuellement 35.000 BlackBerry pour l’ensemble du groupe international BNP”, explique Jan Ponnet, ICT Officer chez BNP Paribas Fortis. “Et de plus en plus de collaborateurs souhaitent des appareils d’autres fabricants comme des iPhone ou des appareils Android.”

 

Qu’est-ce que le BYOD ?

Cet acronyme de quatre lettres a séduit bon nombre d’entreprises, dont BNP Paribas Fortis. BYOD ou ‘Bring Your Own Device’ est la tendance selon laquelle les travailleurs utilisent leur appareil privé pour un usage professionnel. BNP a ainsi mis en place une nouvelle politique : les titulaires d’agence indépendants peuvent acheter eux-mêmes un BlackBerry et demander à Fortis d’installer et de sécuriser ces appareils. De quoi séparer les données privées et les données professionnelles de la banque. “Si un collaborateur quitte l’entreprise, nous effaçons simplement la partie professionnelle”, précise Jan Ponnet. 

BNP Paribas Fortis a toutefois tendance à utiliser d’autres appareils que les BlackBerry pour l’usage professionnel. “Il est très difficile pour une entreprise de réfréner cette tendance”, concède Jan Ponnet. “Les membres du management, par exemple, font pression pour utiliser leur iPad pour leur travail.” De nombreuses entreprises, BNP Paribas Fortis aussi, évaluent une approche éventuelle du BYOD. “Mais les travailleurs ne peuvent pas utiliser n’importe quel appareil en raison des exigences de sécurité. Beaucoup d’autres grandes entreprises avec lesquelles j’en ai parlé sont très réservées.”

 

Jan PonnetJan Ponnet: ICT Officer chez BNP Paribas Fortis

 

Lorsque nous avons introduit les smartphones il y a huit ans, nous comptabilisions 3500 BlackBerry. Un chiffre aujourd’hui décuplé pour notre banque. Nous en gérons, en effet, quelque 35.000 pour l’ensemble du groupe BNP.

Une organisation comme BNP Paribas Fortis a choisi de proposer à l’avenir à ses collaborateurs un choix plus large en matière d’appareils mobiles, même si cette option devra faire l’objet d’accords clairs. Elle travaille d’ailleurs actuellement à l’établissement de cette politique.

 

La tendance du BYOD est-elle une évolution positive?

En soi oui, car les smartphones et les tablettes présentent des avantages indéniables. Même dans une formule BYOD. “Le principal atout concerne le gain de productivité”, pense Jan Ponnet. Les collaborateurs, la jeune génération surtout, maîtrisent souvent mieux leur propre équipement technologique. Les économies sont de moindre importance, selon lui. “Le BYOD ne permet pas de réaliser des économies, car il s’accompagne de nombreux frais cachés. J’ai lu une étude selon laquelle une approche BYOD coûtait 25 % plus cher à une entreprise que la fourniture d’appareils. Je me trouve pleinement dans ces résultats. Même avec le système BYOD, vous devez toujours aider vos collaborateurs quand leur boîte de messagerie ne fonctionne plus.”

 

Comment gérer les appareils mobiles ?

BYOD ou pas. Les collaborateurs veulent plus de choix et un tel éventail d’appareils mobiles représente un défi de taille pour la gestion et la sécurisation. “La centralisation de l’administration est primordiale”, tranche Jan Ponnet. L’ère post-pc voit aussi l’avènement des solutions de ‘mobile device management’, conçues pour assurer la sécurisation et l’administration des appareils. “Toutes ces solutions dépendent évidemment du système d’exploitation, comme pour les appareils iPhone ou Android”, souligne-t-il.

Les systèmes de gestion des appareils mobiles combinés au logiciel de messagerie de Microsoft Exchange et IBM Lotus permettent déjà aux entreprises d’assurer une bonne sécurité et une excellente administration. Jan Ponnet pense notamment au cryptage des données, à une politique de mots de passe et à la suppression de données à distance. Les possibilités sont presque infinies sur le plan technique. Mais le BYOD reste un vrai défi sur le plan juridique aussi. “Vous êtes obligé, en tant qu’employeur, de mettre à la disposition de votre personnel tous les outils nécessaires à l’exercice de sa fonction.” Autant de défis pour le département IT, mais aussi pour les juristes. Mais quel poids ont-ils, finalement, face aux avantages, comme le gain de productivité et la hausse de la satisfaction ?

Jeff Orr

Jeff Orr : Analyste chez ABI Research

 

Dernier-né de la génération post-pc : la tablette.
Avec l’iPad d’Apple en vedette. Une technologie qui s’impose lentement, mais sûrement. 

Les tablettes semblent à première vue destinées à un usage média en déplacement ou à la maison. Selon Jeff Orr, analyste chez ABI Research, moins d’une tablette sur 6 est achetée par une organisation. Mais ne nous fions pas aux apparences. “De nombreux utilisateurs utilisent leur tablette personnelle au travail”, affirme-t-il. Résultat ? Près de la moitié des tablettes sont utilisées à titre professionnel. “Les applications professionnelles pour la messagerie ou la productivité progressent dans la liste des applications les plus populaires, mais doivent encore démontrer leur convivialité”, confirme-t-il. Les tablettes peuvent également être un atout de taille pour équiper ceux qui n’utilisent pas de pc et diffuser de plus en plus d’informations par voie numérique plutôt que sur papier. En outre, le choix et l’offre ne cesseront de s’étoffer sur ce marché, actuellement encore dominé par l’iPad. 

Les entreprises doivent toutefois prendre certains éléments en compte. “Les tablettes semblent peut-être moins chères que les pc, mais elles sont également moins durables”, explique Orr. Elles sont certainement victimes de leur succès selon lui. “Les gens pensent parfois qu’une tablette peut remplacer leur pc habituel. Mais ce n’est pas du tout le cas”, affirme-t-il. Les tablettes et les pc cohabiteront encore pendant un bon moment. “Elles gagnent incontestablement en importance et sont considérées comme conviviales et pratiques. Mais l’ère post-pc est une évolution progressive. Impossible, en effet, d’expulser les pc de notre monde d’un simple coup de baguette magique.”

 

Les tablettes et les pc cohabiteront encore pendant un bon moment.Jeff Orr : Analyste chez ABI Research
 
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